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Mine de plomb sulfuré au XVIII° siècle
Il y avait au pied de la montagne appelée Aujarde ouPiégros, et tout près du hameau de la Curnerie, une mine de plomb sulfuré distribué en filons

Comme à Piegut, ils traversent une montagne de marne et de schiste calcaire jurassiques. Le principal de ces filons, épais de 50 à 60 centimètres, a pour gangue du spath calcaire et une marne argileuse noirâtre ; il est dirigé de l’est à l’ouest avec une inclinaison de 50 degrés vers le sud.

Dans le voisinage, on observe plusieurs autres filons qui ont la même composition, mais une épaisseur et une richesse moindres.

On peut considérer ce gîte comme un assemblage de veines et de filons spathiques sans suite, dans lesquels se trouvent disséminés des rognons de plomb sulfuré espacés d’une manière très-irrégulière. On y avait fait, avant la révolution, un puits vertical de 36 mètres de profondeur, et deux galeries dont l’une avait 40 mètres et l’autre 120.

Ces ouvrages sont aujourd’hui entièrement ruinés ; on n’en distingue plus que l’emplacement.

La mine de Curbans était connue au moins depuis le début des années 1700.  En 1718 , elle fut concédée pour dix-huit ans à un nommé Getti, qui n’entreprit aucun travaux ; une autre permission de l’exploiter fut accordée en 1770 ; enfin, en 1785, elle fit partie d’une concession très étendue accordée à la compagnie Delorme et Duclos.

Cette concession embrassait, outre les gîtes de plomb de Curbans et de Piegut, ceux de Breziers et d’Arzeliers, situés non loin de là dans les Hautes-Alpes. Ces diverses mines, semblables entre elles sous le rapport du gisement et de la composition, commencèrent alors à être exploitées avec beaucoup d’activités.

Une fonderie

Une fonderie fut établie à Curbans au milieu des forêts considérables qui couvraient le pays.

Elle se composait d’un four à manche et d’un petit four écossais , auxquels on avait joint un bocard(1) et une laverie.

C’est là qu’on apportait tous les minerais trop pauvres pour être vendus comme alquifoux(2); on les traitait pour plomb seulement, parce que les essais avaient prouvé que leur teneur en argent était extrêmement faible (2/1000).
Les exploitations et l’établissement métallurgique ont été abandonnés en 1793, au milieu des orages de la révolution. Il paraît cependant qu’avant cette époque la compagnie avait déjà éprouvé des pertes. M. Schreiber, inspecteur des mines, qui visita les travaux en 1790, lorsqu’ils étaient encore en pleine activité, assure que les gîtes étaient pour la plupart pauvres et irréguliers; il conseilla aux exploitants de ne point entreprendre de fouilles profondes, et de se contenter de suivre les traces du minerai près du jour, tant qu’elles se soutiendraient et que l’extraction serait peu coûteuse.

1) appareil constitué d’un pilon, servant à broyer les minerais
(2) Sulfure de plomb pulvérulent (ou galène) qui, mélangé à du sable quartzeux et de l’argile, est utilisé pour vernir et imperméabiliser les poteries communes ou les tuiles.
 
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Bibliographie
- Statistique minéralogique du département des Basses-Alpes par Joseph Scipion Gras – 1840
- Histoire, géographie et statistique du département des Basses-Alpes par Jean Joseph M. Feraud 1861 
-  Du plomb, de son état dans la nature, de son exploitation, de sa métallurgie et de son emploi dans les arts par H. Landri -1857



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